Connexions point à point (HDLC/PPP)

Cet article consacré aux connexions point à point présentera le fonctionnement des protocoles HDLC et PPP.


Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, il est possible pour une entreprise de louer une ligne qui sera privatisée et exclusive. Cela permet d’assurer une bande passante forte ainsi qu’un haut niveau de disponibilité.

Cette ligne va tout simplement relier deux points distants (deux LAN) :

Capture d’écran du 2019-05-13 08-18-18

Dans ce type de connexion, les données sont transmises bits à bits de façon séquentielle. Cependant avant d’être envoyer les données sont encapsulées. Nous avons déjà parlé de quelques protocoles d’encapsulation (ATM, VSAT, Frame Relay) mais ici nous allons nous intéresser à deux protocoles en particulier : HDLC et PPP (les plus utilisés).

I/ Fonctionnement du protocole HDLC

HDLC (High-Level Data Link Controler) est un protocole de couche liaison de données (couche 2) développé par l’Organisation Internationale de normalisation (ISO).

Ce protocole utilise la transmission synchrone contrôlée afin d’assurer une communication sans erreur. La structure des trames est la suivante :

Capture d’écran du 2019-05-16 11-13-06.png

On retrouve :

L’indicateur qui délimite le début et la fin d’une trame. Ces champs sont composés de la même suite binaire : 01111110.
L’adresse qui n’est pas utilisée dans le cas d’une communication point à point.
Le champ de contrôle qui permet de distinguer trois types de trames : les trames d’informations (qui acheminent des données), les trames de supervisions (qui permettent de s’assurer de l’état de la connexion) et les trames non numérotées (toutes les autres trames).
Les données à envoyer
Le FCS (Frame Check Sequence) dont la valeur correspond au CRC calculé des champs adresse + contrôle + données.

Pour activer l’encapsulation HDLC sous Cisco Packet Tracer il suffira de sélectionner l’interface destinée à communiquer avec le réseau WAN et entrer la commande suivante :

encapsulation hdlc

On notera d’ailleurs que l’encapsulation HDLC est l’encapsulation par défaut lorsque l’on connecte deux routeurs. Le souci avec HDLC c’est que Cisco a développé sa propre version : Cisco HDLC et cette version est propriétaire. Par conséquent il peut arriver qu’on ne puisse connecter deux routeurs de marque différentes.

Dans ces cas là il faudra utiliser un autre protocole PPP.

II/ Fonctionnement du protocole PPP

Le protocole PPP repose en fait sur trois parties principales :

  • Un système de trame similaire à celui de HDLC (utilisé pour le transport de paquets sur des liaisons point à point)
  • Le protocole LCP (Link Control Protocol). Ce protocole va nous permettre d’établir, configurer et tester une connexion point à point. LCP configure automatiquement les interfaces de chaque extrémité afin de :- gérer les limites variables de taille de paquets
    – détecter les erreurs de configuration courantes
    – mettre fin à la liaison
    – déterminer si une liaison fonctionne correctement ou présente des défaillances
  • Des protocoles NCP (Network Control Protocols) utilisés pour communiquer sur la couche 3 du modèle OSI. En effet, le protocole PPP permet à plusieurs protocoles de la couche réseau de communiquer sur une même liaison. Par conséquent il faut au préalable que les deux communicants négocient les options de communication de couche réseau (IPv4, IPv6, AppleTalk etc..). Cette négociation c’est le protocole NCP qui va s’en charger.

Voici comment s’établit une session PPP.

  • 1) Établissement du lien et négociation :

Pour commencer le protocole LCP ouvre une connexion vers le routeur récepteur et négocie les options de communications. Cette phase se termine lorsque le routeur récepteur renvoie une trame de reçu de configuration :

Capture d’écran du 2019-05-16 11-18-13.png

  • 2) Définition de la qualité de liaison (c’est une étape facultative) :

Le protocole LCP va tester la connexion afin de déterminer si la liaison est en état de supporter les communications à venir

Capture d’écran du 2019-05-16 12-17-00.png

Si la liaison est en bon état on passe à la troisième étape.

  • 3) Négociation du protocole de couche 3 :

Ici c’est le protocole NCP qui va prendre le relai afin de déterminer quel protocole de couche 3 utiliser :

Capture d’écran du 2019-05-16 11-22-49.png

Une fois la connexion établie elle ne pourra être stoppée que par l’envoi explicite de trame LCP ou NCP.

Pour configurer PPP sur un routeur il suffira de sélectionner l’interface à configurer et d’entrer la commande suivante :

encapsulation ppp

En plus de tout ce qu’on a vu plus haut, le protocole PPP va aussi nous permettre de gérer les authentifications PAP/CHAP.

Le protocole PAP consiste en un envoi d’identifiants en clair sur le réseau (un nom d’utilisateur et un mot de passe) :

Capture d’écran du 2019-05-16 11-34-43.png

Le protocole CHAP quant à lui va permettre l’authentification à l’aide d’un challenge/réponse à l’instar de l’authentification NTLM :

Capture d’écran du 2019-05-16 11-36-38.png

On pourra activer ces méthodes d’authentification via la ligne de commande suivante :

ppp authentication {chap | pap | chap pap | pap chap}

Dans le cas où on utilise l’authentification chap pap, ça sera d’abord l’authentification chap qui sera demandée puis pap (en cas d’échec) et inversement pour pap chap.

 

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