Les routeurs : Routage dynamique (6/6)

To the non-french speaker, note that you can translate the articles using the Google Trad widget situated at the bottom of all pages.


Enfin nous arrivons au terme de cette série d’articles sur le routage. Dernier article donc, cette fois nous allons voir comment fonctionne le routage dynamique. Le routage dynamique, contrairement au routage statique, se fait quasiment automatiquement. Il est utilisé principalement afin de faire de la découverte de réseau, afin d’actualiser les informations de routage ou encore afin de déterminer une route de substitution.

Tout au long de cet article nous utiliserons cette architecture réseau :

architecture

Familier n’est ce pas ? 😏 Cette architecture repose donc sur quatre réseaux liés les uns aux autres grâce à trois routeurs. Encore une fois le but final de cet article sera de faire se pinger le PC0 et le PC1. Bon pour commencer on va attribuer des IP’s à nos ordinateurs puis on va configurer les interfaces de nos routeurs :

architecturepresqsuefinie

OK, maintenant il va falloir configurer le protocole de routage dynamique. Ce protocole s’appelle RIP (Routing Information Protocol). Pour cela rendons nous sur la CLI du routeur du réseau bleu :

rippremierrouteur.png

Entrez dans le mode de configuration privilégié :

enable

Puis dans le monde de configuration du terminal :

configure terminal

Et enfin dans le mode de configuration du protocole RIP :

router rip

routerip

Pour commencer nous allons indiquer au routeur que nous voulons qu’il utilise le protocole RIP en version 2. Pourquoi la version 2 est pas la 1 ? Eh bien la version 2 du protocole RIP est une amélioration de la première. Elle permet, entre autres, de gérer le routage classless (sous réseau) et est plus efficace quand il s’agit de communiquer les mises à  jour de routage. Pour plus d’informations je vous invite à lire cet article.

Pour activer RIPv2 on entrera cette commande :

version 2

version2.png

Ensuite il va falloir entrer cette commande :

no auto-summary

Elle va indiquer au routeur qu’il peut utiliser l’adressage IP classless c’est à dire qu’il va pouvoir prendre en charge la gestion des sous-réseaux.

Puis, pour chaque réseau avec lequel le routeur est connecté il va falloir entrer cette commande :

network 

Par exemple le premier routeur est connecté au réseau 10.0.2.0/24 et au réseau 192.168.1.0/24. On entrera donc ces deux commandes :

network 10.0.2.0
network 192.168.1.0

Pour finir on va indiquer au routeur que le réseau 192.168.1.0/24 est un réseau terminal, c’est à dire qu’il n’est connecté avec aucun autre routeur, afin de limiter l’utilisation de bande passantes sur le réseau 192.168.1.0/24.

En effet, les routeurs, pour découvrir les réseaux environnants, vont envoyer des paquets sur le réseau afin de communiquer avec le ou les autre(s) routeurs. Ces paquets sont envoyés par défaut toutes les 30 secondes et ça génère donc énormément de trafic. Pour limiter cette utilisation de bande passante on va tout simplement dire au routeur quelles sont les interfaces qui n’ont pas besoin d’utiliser le protocole RIPv2.

Dans notre cas, on voit bien que l’interface gigabitEthernet 0/1 constitue la seule et unique Gateway du réseau 192.168.1.0. On dira que donc c’est une interface passive :

passive-interface gigabitEthernet 0/1

On pourrait aussi faire en sorte que les routes par défaut soient transmises aux autres routeurs. Pour cela on utiliserait cette commande :

default-information originate

Mais dans notre cas, ça ne m’intéresse pas. Pour terminer, il nous suffira d’entrer cette commande :

end

Afin de quitter le mode de configuration du protocole RIPv2. Faites de même pour les deux autres routeurs, puis tentez de faire pinger le PC0 et le PC1…

ping.png

Tadaaaa ! Les ordinateurs peuvent se pinger ! Mais que s’est-il passé ? Eh bien au moment où nous avons configuré nos routeurs pour qu’ils utilisent RIPv2, ces derniers se sont envoyés sur le réseau le contenu de leurs tables de routage afin de partager leurs informations respectives. D’ailleurs si on regarde la table de routage du routeur du réseau bleu :

route.png

On remarque que ce dernier possède des entrées qui ont été apprises dynamiquement (symbolisé par le R)  et qui mènent aux deux réseaux distants (10.0.1.0/24 et 192.168.2.0/24).

Attention, si vous regardez la configuration RIPv2 de votre protocole vous verrez que celui-ci a englobé le réseau 10.0.1.0 dans le réseau 10.0.0.0. C’est un comportement natif d’iOS. Même si vous déclarez une range IP classless, lui va prendre en compte la range classful. Notez cependant que ça n’influera pas sur le routage de vos paquets.

Voilà pour le routage dynamique ! Pas trop compliqué au final 😉 ! Si malgré tout vous avez des questions, je vous invite à me contacter sur ma page Facebook. Je vous répondrai dès que possible 😎 !

Vous trouverez la maquette Cisco Packet Tracer que j’ai utilisé pour cet article et le précédent ici !

2 commentaires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s